Une pause à Pushkar
Pushkar, petite ville du Rajasthan, perdue dans les montagnes.
Il est aux alentours de deux heures de l'après-midi.
Je m'installe en surplomb des ghâts.
Nous sommes seulement au début du mois de mars, pourtant, le soleil est extrêmement chaud.
Je contemple la vue, qui ressemble à peu près à ça.
Tranquille, j'ouvre Les petits chevaux de Tarquinia de Marguerite Duras.
Les héros sont écrasés par la chaleur eux-aussi. Elle n'en est que plus plaisante.
Je profite de ces minutes de solitude, pleinement.
A peine troublées par les vaches et les singes qui me tiennent bientôt compagnie.
Je surveille quand même mon sac du coin de l'oeil.
Mais non.
Ce n'était pas la peine.
Un groupe de femmes se promène le long du lac. Elles me font signe. Je ne comprends pas tout ce qu'elles me disent. Je crois qu'elles rient car j'ai fait un effort vestimentaire pour me fondre dans le paysage. Je suis même allée jusqu'à remonter mon chuni sur la tête.
Quand je referme le livre, quelques heures ont passé.
Le soir à l'hôtel, je me rends compte que j'ai pris un beau coup de soleil sur le nez,
seule partie de mon corps qui n'était pas cachée aux regards.
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