Je (ne) pense (pas), donc je suis (une potiche)
En cette soirée qui précède les festivités de Holi, nous sommes invitées avec Nadine chez Sanjay Singhania, à Ramgarh.
Nous n'échappons pas aux couleurs mais le vieux Singhania est magnanime, il se contente d'appuyer son pouce sur mon front et mes joues.
On me fait un turban : je ressemble à un bouffon.
Après quoi, je pose pour des dizaines de photos (sans exagérer).
Au début, je me sens (très) mal à l'aise. En temps ordinaire, je ne suis déjà pas très fan.
Et là, je sens bien que je suis l'attraction, tout le monde veut sa photo avec moi. Cette sensation d'être une bête curieuse doublée d'une potiche est assez traumatisante.
Au bout de cinq minutes pourtant, je me ressaisis et décide de jouer le jeu, d'aller au bout du ridicule.
Autant de photos que je ne verrai jamais.
En voici une néanmoins, que j'ai prise de retour à la haveli pour immortaliser ce moment où j'ai douloureusement vécu le statut de potiche.
Je me permets à nouveau un parallèle un peu osé, soyez indulgents.
Portrait of Ferrara Court Jester Gonella, att. Jean Fouquet, c. 1442, tempera on wood, 24x36 cm, Kunsthistorisches Museum, Vienna
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