L'anecdote du Moine Bouddhiste ou Comment la Modernité nous rattrape
Village à la prononciation incertaine, plus proche d'un lieu-dit perdu dans les Vosges que de l'Himachal Pradesh.
A la suite d'une fillette, nous nous aventurons dans de petites ruelles afin d'échapper à la foule des touristes qui se pressent de tous côtés.
Un panneau d'un autre âge rédigé à la peinture blanche nous indique, au détour du chemin, la direction des chutes d'eau. Nous voilà partis parmi les pins.
Nous faisons halte dans un petit café que l'esprit habile du propriétaire a placé au bord du sentier - totalement inattendu.
Il vient d'ouvrir car c'est seulement le début de la saison touristique. Nous nous installons sur une petite terrasse pour déguster momos, paneer parantha et thé à la menthe.
Non loin de nous, un moine bouddhiste dort, allongé paisiblement sur une natte. Il ne tarde pas à s'éveiller, met de l'ordre dans sa tenue.
Dos à nous, il s'agenouille. Je le regarde et me dis à moi-même, admirative "à peine réveillé, il prie déjà".
Tout à coup, une voix s'élève ; je reconnais le hindi, malgré un fort accent asiatique [chinois? tibétain?].
En fait, le moine à genoux appelle tout simplement un ami et ses gesticulations ne correspondent en rien à des prières, mais aux efforts qu'il fait pour capter un réseau dans ce trou perdu.
Je ris de ma méprise et de mon ridicule.
0 comments:
Post a Comment